On passe des années en côtoyant des âmes, croyant les connaître…sans vraiment les connaître. C’est vers toi que j’ai accouru quand j’ai perdu mon foyer, quand les murs de ma ville Beyrouth se sont écroulés sur mes souvenirs, en ce 4 août fatidique. Sur mes rêves. J’ai passé ma période de convalescence émotionnelle en ta…
Réflexions
Entre l’automne et moi
Entre l’automne et moi, une histoire d’amour qui remonte à longtemps. A mon enfance quand ma mère nous emmenait, mes sœurs et moi, ramasser des escargots dès le premier matin de pluie, quand nos bottes s’enfonçaient dans la terre boueuse, et que nos rires brisaient le silence auroral. Rêveuse dès mon plus jeune âge, mon…
Ma sensibilité n’est pas ma fragilité.
Ma sensibilité n’est pas ma fragilité. C’est ma force. La force de surmonter cette peur universelle, commune aux humains, de ressentir, de vibrer, de souffrir, de pleurer. Le courage d’être transparente, d’être moi-même, sans ambage, sans gêne. Le courage de lâcher la bride à mon coeur, à mon corps, et en dépit d’un monde majoritairement…
La nuit que l’insomnie refuse de lâcher
La nuit que l’insomnie refuse de lâcher, je pense à eux.A ceux qui se retrouvent seuls dans leur confinement, Qui parfois s’adressent aux murs faute d’interlocuteur, Ou vaquent au ménage pour tuer le temps, Quand il n’y a âme qui vive pour partager leur douleur. Je pense aux personnes âgées dont les joues rugueuses manquent de caresses, Aux patients incapables…
Tu peux tuer toutes les hirondelles
« Tu peux tuer toutes les hirondelles, tu n’empêcheras pas le printemps de revenir » A l’heure où le Covid-19 s’infiltre dans nos sociétés, dangereux et sournois, chacun s’enferme chez soi pour protéger sa petite famille ainsi que sa société. Pourtant, face à cette pandémie, ennemi commun, transfrontalier, qui sème tant l’effroi que l’égalité (en ne distinguant…
Elle est sur le quai. Elle attend.
“ ‘Elle est sur le quai. Elle attend. Les heures s’égrènent. Les jours. Les mois. Le froid mordant viole ses pores. Ses jambes ankylosées ne la portent plus. Ses ampoules aux pieds la brûlent. Sur son visage, l’impatience des êtres interpellés par le chagrin. Dans ses yeux, la désolation profonde d’une pléthore de secrets encaissés…






