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19.05.21 | L’InstaPlume de Fida | No Comments

Le blues du quotidien

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Dans L’Orient-Le Jour/OLJ par Fida Khalifé Absi, le 19 mai 2021 à 00h00 La vie reprend son cours. Progressivement. Lentement. Mais rien n’est comme avant. Elle n’est plus ce long fleuve tranquille. Ou plutôt elle ne l’a jamais été. Du moins pas au Liban. La vie professionnelle et sociale, l’activité commerciale et économique, les sports et…

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13.03.21 | L’InstaPlume de Fida | No Comments

Telle une figure de proue si majestueuse dans son imagination

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Dans L’Orient-Le Jour/OLJ par Fida Khalifé Absi, le 13 mars 2021 à 00h00 Extrait de l’article: “Certes, les mentalités évoluaient. Toutefois, à l’heure où le nombre des hommes qui embrassaient désormais – d’aucuns farouchement convaincus, d’autres avec résignation – la cause du « women empowerment » et du « he for she » allait crescendo, les…

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24.02.21 | L’InstaPlume de Fida | No Comments

Triste retour sur l’apocalypse

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Dans L’Orient-Le Jour/OLJ par Fida Khalifé Absi, le 24 février 2021 à 00h00 (Récit fictif à l’occasion de la commémoration de l’explosion qui a secoué Beyrouth le 4 août 2020, six mois après) Je cours comme une folle dans les rues ensevelies sous les décombres. Le ciel est jaune de poussière. L’odeur de sang, de fumée…

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23.01.21 | L’InstaPlume de Fida | No Comments

Tu as le droit !

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Dans L’Orient-Le Jour/OLJ par Fida Khalifé Absi, le 23 janvier 2021 à 00h00 Tu as le droit de te sentir mal en point. Malade. Abattu. Déprimé. Tu as le droit de te réveiller le matin sans vouloir sortir de ton lit et te dissimuler sous la couverture en laine, en prétextant le froid de canard qui…

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25.11.20 | L’InstaPlume de Fida | No Comments

Libres d’être

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Dans L’Orient-Le Jour/OLJ par Fida Khalifé Absi, le 25 novembre 2020 à 00h00 Noël était ma période de fête préférée de l’année. Entre les souvenirs de mon enfance, la chaleur familiale et les belles rencontres avec les amis, je me laissais envelopper par l’excitation fébrile, l’anticipation enivrante, des semaines à l’avance. C’était avant. Quand le cœur…

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07.10.20 | L’InstaPlume de Fida | No Comments

La fille de la guerre

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Dans L’Orient-Le Jour/OLJ par Fida Khalifé, le 07 octobre 2020 à 00h00 Je suis la fille de la guerre, de cette génération qui maîtrise depuis sa plus tendre enfance l’art de museler la peur, de la regarder droit dans les yeux, sans ciller, les lèvres dessinant un rictus moqueur, puis de tourner les talons, la tête…

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J’ai trouvé dans mon armoire cette photo de ma tan J’ai trouvé dans mon armoire cette photo de ma tante Alice, qui n’est plus de ce monde. Je réalise à quel point cette photo lui rend justice. Son sourire, son visage reflètent son innocence, sa candeur et son affection. Elle était le symbole même de la bonté. Elle avait la larme facile, le coeur sur la main et trouvait toujours des excuses aux autres, quels que soient leurs défauts. Ce post n’est pas seulement un hommage à cet ange qui repose désormais dans l’au-delà, mais il est surtout un hommage à tout ce qui est stigmatisé de nos jours: la transparence, la gentillesse, la générosité émotionnelle, l’expression de l’amour. 
Tout est éphémère: le pouvoir, l’argent, les apparences, la santé, tout simplement parce que nous sommes humains. Ce qui transcende notre mortalité et donne un sens à la vie, c’est précisément notre humanité dans toute sa vulnérabilité. 

#hommage #amour #humanité
“Quel est le parasite le plus résistant : une bact “Quel est le parasite le plus résistant : une bactérie, un virus, un ver intestinal ? … Une idée.”
Citation tirée du film Inception. Ce film m’avait profondément marquée, bouleversant ma perception du monde réel et imaginaire, des rêves et de la manière dont notre cerveau (conscient, inconscient et subconscient) fonctionne face aux émotions, aux souvenirs, à la réalité…

Photos prises à l’intérieur de l’immeuble Union, à Sanayeh, Beyrouth, dans le cadre de l’exposition We Design Beirut @wedesignbeirut 
Scénario d’éclairage par @smartervolts
J’ai rencontré Mira S. à l’hôpital. Nous étions J’ai rencontré Mira S. à l’hôpital. 

Nous étions toutes deux adossées au mur du service d’oncologie, les épaules affaissées, l’esprit ailleurs. Nos regards fatigués se sont croisés, esquivés, puis retrouvés. Des regards furtifs, chacune craignant que les terreurs enfouies dans ses pupilles ne soient dévoilées.

Je lui ai adressé un sourire timide.

– « Un cappuccino ? » a-t-elle proposé. « Je vais à la cafet. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Un quart d’heure plus tard, elle longeait le couloir interminable, aux couleurs sarcastiques du printemps, deux cappuccinos nichés dans une petite boîte en carton.

Mira avait de longs cheveux châtains ondulés, des yeux noisette emplis de tristesse et un sourire franc. Ingénieure installée à Paris, elle était rentrée au Liban pour être auprès de son père malade. Son mari et son fils d’à peine un an étaient restés en France. Depuis un mois, sa mère, ses deux sœurs et elle se relayaient au chevet de son père.

Une semaine durant, Mira et moi avons partagé une pause-café quotidienne dans ce couloir jaune et vert, dans cette antichambre glaciale de la mort qui guettait nos pères. Nos conversations mêlaient souvenirs d’enfance, traitements antidouleur, soins palliatifs, éloges de nos deux héros à peine conscients, peurs refoulées, sentiments de culpabilité et d’impuissance. (…)

La suite du texte sur mon blog (lien en bio).

Photo: toile d’Huguette Caland, Soleil Rouge (Red Sun), 1964, huile sur toile de lin, 129.5 x 195.6 cm.
Si jamais mon corps venait à s’éteindre demain, av Si jamais mon corps venait à s’éteindre demain, avoir été, ne serait-ce qu’un instant, un rayon de soleil dans la vie d’autrui me suffirait.
Septembre cette année, je le vis pour la première Septembre cette année, je le vis pour la première fois. Parce que cette première fois est sans toi. J’ai arrêté d’écrire en avril 2024, quatre mois après ton diagnostic. Mes doigts refusaient de transcrire les émois de mon cœur: par peur de trahir le calme feint que je m’efforçais de garder en ta présence, pour ne pas fragiliser ton état; par pudeur, mes sentiments relevant de mon jardin intime. Même après ton départ vers un monde inconnu, du moins aux yeux de ma conscience limitée, simple être humain que je suis, tout me retenait de reprendre ma plume. C’est dans un effort délibéré que j’écris ces lignes aujourd’hui. Pour briser l’étau de silence qui se resserre autour de moi avant qu’il ne devienne irréversible. 
Je partage avec toi, avec vous, ces photos de fin d’été qui me rappellent ton envol. Elles incarnent le crépuscule d’un jour, ponctué d’instants d’une vie. Mais voir tant de splendeur et de chaleur dans une scène d’adieux, ou plutôt d’au-revoir, a quelque chose de déchirant. Alors je me contente d’écouter le bruit des vagues qui se brisent sur ces plages de sable et de galet qui font de mon Liban une beauté. La musique de leur déhanchement en pleine mer puis de leur écrasement contre le rivage m’apaise, tel un baume sur mon cœur meurtri. Je ferme les yeux et je t’imagine près de moi, sortant une anecdote insolite suivie d’une parole tendre. Et je souris.
“Un seul être vous manque et tout est dépeuplé” “Un seul être vous manque et tout est dépeuplé”
“Edmond”, l’incontournable pièce d’Alexis Michalik “Edmond”, l’incontournable pièce d’Alexis Michalik au théâtre du @thpalaisroyal . Couronnée de cinq Molières, elle relate la création du célèbre “Cyrano de Bergerac”. Quel bonheur de la regarder en compagnie de ma fille Yara!❤️
“Quand je n’ai plus d’honneur, l’honneur n’existe “Quand je n’ai plus d’honneur, l’honneur n’existe plus .”
Du roman en vers de Pouchkine, Eugène Onéguine, œuvre phare de la littérature russe du XIXe siècle, John Cranko a créé un ballet époustouflant, une merveille au Palais Garnier @balletoperadeparis où le talentueux @mathieuganioofficiel a fait ses adieux à la scène, sur scène. 

#ballet #oneguine #mathieuganio

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